| Le no man's land du périphérique parisien
est une source de formes inconnues au centre de Paris : arbres, béton
des échangeurs et viaducs, lieux à l'abandon, véhicules
lancés à vive allure... Je retravaille ces motifs variés
par un procédé photo-technique afin d'en obtenir des tampons
laissés ensuite à disposition lors des expositions. Ainsi,
grâce à cette imprimerie de fortune, une relation ludique
s'installe entre l'image et le public. C'est aussi un moyen de poser des
questions très contemporaines : Qu'est-ce qu'est l'oeuvre d'art
? Le tampon ou l'image imprimée ? Le public est également
artiste puisqu'il intervient dans la production des compositions d'images
qu'il peut emporter avec lui. |