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Depuis 1993, je retravaille
certaines de mes photographies en tampons selon un
procédé photo-technique : le
matériau utilisé est le photopolymère qui,
exposé aux rayons ultra-violets, donne l'image en relief. Ainsi,
de l'empreinte lumineuse, on passe à l'empreinte-impression sur
le papier ou les murs du lieu d'exposition. J'accumule ensuite ces
objets pour lesquels j'ai été amené à
bâtir sur ma table de travail des étagères que je
nomme mes immeubles de bureau. Je me rêve alors promoteur
immobilier construisant pour les nouveaux arrivants des logements neufs
qui attendent à leur tour des locataires. Les immeubles les plus
anciens sont en bois et carton, le plus récent est fait d'acier
et de plexiglas. Un seul a été
récupéré dans la rue et accueille les cartes
postales reçues, une collection de mailart et de cachets de la
poste. Cette ville miniature est vivante et se développe sans
cesse. La spéculation immobilière y va bon train, on
construit toujours plus haut en calculant les étages au plus
juste (le plexiglas n'a que deux millimètres d'épaisseur,
le bois un bon centimètre) pour caser le plus de monde possible.
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